Le concert de Michel Cloup ce soir était de cet ordre. De cette importance.
Ce concert où je me fichais bien de devenir sourd, où le risque de perdre l’ouïe était moins important que le risque de ne pas entendre la révolte.
Et puis c’est le dernier morceau. Il marche seul sur scène comme on marche dans un bois un début d’automne. On a l’impression, là, d’avoir vu quelque chose d’important. Quelque chose qui change des vies, mais on ne sait pas comment, et certainement pas quand. Les notes qu’il lâche sont des baies qu’on cueille au pied de la brume. Déjà, on ne sait plus comment respirer. On se regarde pour se situer, s’assurer qu’on est encore là, physiquement.
Ce concert où je suis resté muet, où j’ai tiré la gueule quand il était fini mais pas parce qu’il était fini, justement. Parce que quelque chose d’important doit commencer, maintenant, depuis la fin de ce concert.
jusqu’au bout du tracéjusqu’au bout du cercle parfaitnous nous sommes assisje me suis endormicontre toi
Par , le 19/02/2012 à 17:22 dans sons. Lien. Commentaires en RSS. Tweet
j’ai éteint toutes les lumières.